L'EAU KA TERRE

les enfants au pouvoir

marche climat

12/08/2018

marche climat

Tandis  que la Cop 24 se déroule en Pologne, entre 300 et 400 personnes participaient, samedi, à Concarneau, à la Marche pour le climat organisée par un petit collectif local.

Ils ont bravé la pluie pour défendre la planète. Capuches et parapluies étaient de rigueur, ce 8 décembre, à la Marche pour le Climat organisée à Concarneau. Lancée par un collectif de cinq personnes, cette initiative est la seule du Finistère-Sud, un autre rassemblement du même type ayant lieu à Brest.

Les premiers à être concernés par le réchauffement climatique et la transition énergique, ce sont sans doute les enfants. Et ils étaient nombreux, samedi, à vouloir défendre leur terre mère. « Nous avons l’impression que les adultes n’agissent pas beaucoup », dénoncent Milan et Noah, 11 et 13 ans, fondateurs du jeune mouvement L’eau ka terre. « Nous devons changer notre mode de vie, ne plus utiliser de plastique dans notre vie quotidienne, par exemple ». Originaires de Bannalec et de Riec-sur-Bélon, accompagnés de cinq autres membres fondateurs du mouvement, les deux adolescents auront un stand à la foire bio de Riec. Ils envisagent en outre d’organiser une « grève studieuse » dans leurs collèges, afin de sensibiliser leurs camarades à la protection de la planète bleue.


« Quand c’est fondu, c’est foutu ! »


La Marche pour le climat s’est ébranlée, peu après 14 h, du parvis des halles. Route vers la rue Dumont-d’Urville, la place de la Croix, puis la Ville Close. La longue file de marcheurs s’étire sur les trottoirs. Pas question de gêner la circulation automobile. Sur des panneaux en carton et des banderoles en tissu des slogans joyeux : « Notre planète est la seule où l’on fabrique du kouign amann », « Quand c’est fondu, c’est foutu ! »… À coups de sifflets et de clochettes, les défenseurs de la terre se font entendre dans la joie et la bonne humeur. « Je ne m’attendais pas à voir autant de monde », apprécie Alexandra, l’une des membres du collectif à l’initiative de l’opération. « Que chacun, citoyens, entreprises et politiques, s’allie au lieu de s’affronter », lance-t-elle aux participants forcément réceptifs. « Nous sommes clairement dans l’urgence climatique ».

Vers 14 h, environ 250 personnes, élus, associatifs et en grande majorité de simples citoyens, se sont retrouvées sur le parvis des Halles de Concarneau. Ils ont ensuite rallié la voie verte avant de revenir vers la Ville Close où, à 16 h précises, ils devaient faire un maximum de bruit pour la « Climate alarm ». Au fil du parcours, les rangs se sont étoffés pour atteindre

 
premiere prise de parole en public

LEAUKATERRE CAR NOUS SOMMES TOUS DE PASSAGE